Carnets de Voyage à Athis-Mons

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Vendredi 16 mai 2008


Terrain vague de la Rue Nouvelle. 04/05/2008


Quai de l'Industrie. 04/05/2008

Jeudi 15 mai 2008


Bravo à la Maison de Banlieue !

Jeudi 15 mai 2008

Mercredi 14 mai 2008

 
Rue Edouard Vaillant.

 
Avenue Marcel Sembat.

Mardi 13 mai 2008


Musée Delta. 05/11/2008

Des photos sur le monde de Lolo.

Lundi 12 mai 2008
Texte tiré d'un .pdf du blog de l'ASPP91

Souvenir du bombardement des gares de Juvisy sur Orge et d'Athis Mons le 18 Avril 1944 par deux anciens pompiers volontaires de Juvisy sur Orge « Serge Monjeaud et André De Wolf »

Depuis un certain temps, on savait que l'aviation alliée détruisait d'une façon systématique les gares de triage de la région parisienne.
Les gares de Trappes, Creil, Versailles, Villeneuve Saint Georges avaient été bombardées au début du printemps 1944.
Le dimanche 16 Avril 1944 lors d'une réunion à la mairie de Juvisy, des officiers supérieurs allemands étaient venus prévenir le maire de Juvisy qu'il fallait s'attendre à un bombardement de la gare de triage dans les quarante huit heures et de prévoir une évacuation de la population à une distance de sept cent mètres de la gare. Le maire fit afficher par Serge Monjeaud et René Mespezat, tous les deux appariteurs à la commune, un avis invitant les habitants proches de la gare à se retirer du centre de Juvisy.
Dans la soirée du 18 Avril, je quittais Serge Monjeaud vers 20H30. Ce soir là, le ciel était clair et bien dégagé de nuages. A 22H45, l'alerte fut donnée par les sirènes de la région. Je m'habillais remettant la tenue de feu et prenais ma bicyclette pour rejoindre l'école Jean Jaurès située rue Petit (le Lieutenant Buchet nous avait commandé de rejoindre cette école ; à seule fin d'avoir un second groupement de secours). Quant à moi, arrivé sur l'avenue de la Cour de France (nationale 7) je vis deux grappes de fusées éclairantes de couleur verte sur la gare de triage et de couleur rouge sur la gare de voyageurs.
Arrivé au 36 de l'avenue de la Cour de France, Serge Monjeaud sortait de son domicile avec sa bicyclette. Je lui dis : « cette fois c'est pour nous ».
En allant rejoindre l'école de la rue Petit, nous remarquâmes des personnes (assez nombreuses) qui rejoignaient les abris en courant.
Arrivés à l'école, nous nous dirigeâmes vers le téléphone. Subitement nous fûmes éclairés par des fusées (panthfinders mot anglais signifiant pionniers ou éclaireurs). Ces fusées suspendues à des parachutes étaient d'une éblouissante couleur blanche. Il était 23H10 lorsque les premières bombes éclatèrent dans le triage, avec une remarquable précision. Serge Monjeaud et moi allèrent regarder sur le perron dé l'école. Je me souviens lui avoir dit « ils tapent dans le mille », nous sommes retournés au téléphone, Serge décrocha l'appareil et appela la mairie où se trouvait le poste de commandement pour obtenir les instructions. Le lieutenant Buchet lui répondit d'aller rejoindre la voiture qui devait passer dans le bas de la rue Petit. Le matériel avait été ramené de la gare au 36 de l'avenue de la Cour de France. En quittant l'école une partie de la verrière s'est effondrée à quelques mètres derrière nous, des morceaux de fer déchirant la veste de cuir de Serge. Nous avons essayé de rejoindre la voiture mais sommes arrivés après son départ. Le bombardement était d'une telle intensité que nous dûmes rejoindre un abri situé rue Frédéric Merlet. Celui-ci était rempli de personnes. Nous sommes restés à la porte. Le souffle des bombes tombant derrière l'observatoire nous collait contre une porte, nous reçûmes des projections de pierre et de terre. A la suite d'une accalmie, nous avons tenté de rejoindre la mairie en empruntant la rue de l'observatoire puis la rue Camille Flammarion (appelée souvent la vieille montagne). Je me suis arrêté devant un cratère de bombe d'une profondeur de trois ou quatre mètres. Le bâtiment de l'Orangerie était écroulé.
La passerelle du zodiaque détruite se dressait verticalement. Dans le boulevard Raspail deux maisons brûlaient. Nous avons rebroussé chemin, repris la nationale 7 en direction de la rue Piver.
A la hauteur de la propriété de Monsieur Longuet, une fusée éclairante achevait de se consumer. Dans la rue Piver, des fils électriques et des débris de toutes sortes jonchaient le sol. Un avion venant de la direction Ouest-Est largua ses bombes. A ce même moment je tombais enchevêtré dans les fils électriques. Serge pu les éviter, en arrivant dans le bas de la rue Piver, me dit « regarde, il n'y a plus de mairie». On entendait l'eau couler provenant de canalisations crevées ainsi qu'une très forte odeur de gaz. Un rescapé errant au Carrefour de la rue Piver et de la grande rue nous prononça cette phrase « tous les pompiers sont morts », nous sommes allés sur la place de la mairie. Une personne me dit : « il y a des morts et des blessés dans l'église ». Je m'y suis rendu. Dans la sacristie se trouvait un bébé dans ses langes de couleur bleu à côté de sa mère. Tous les deux décédés, puis des gens blessés. Ne pouvant intervenir, je suis rentré chez moi déposer ma bicyclette et suis reparti à travers les trous de bombes rejoindre la place de la mairie pour participer aux secours. Parmi les pompiers tués sous la mairie, il y avait sept camarades. Les secours s'organisèrent lentement. Le maire se trouvant sur les lieux fût interpellé par Serge qui lui demanda des brancards et l'aide de jeunes gens des équipes nationales. Accompagnés de ces garçons, Serge se dirigea par la rue Camille Flammarion sur un des abris proche de la passerelle du zodiaque. Un officier de pompiers des communes avoisinantes participa au dégagement de personnes ensevelies dans un des abris. Les corps des victimes furent transportés provisoirement dans un local sur la nationale 7. Quant aux blessés, ils furent dirigés sur Viry Chatillon. Serge est ensuite redescendu sur la place de la mairie. Vers une heure du matin, la première bombe à retardement éclatait dans la Chapelle du lycée Saint Charles, quelques instants plus tard, une seconde bombe éclatait dans les villas Lardy avenue de l'Orge - aujourd'hui avenue du Général De Gaulle - toute la nuit à intervalle plus ou moins régulier. Les bombes à retardement éclataient. Se rendant compte du danger qu'encouraient les secours, un colonel de sapeur pompier secondé par un capitaine fit arrêter les secours. Ceux-ci reprirent le mercredi matin 19 Avril. Là il faut ouvrir une parenthèse (Monsieur Henri Longuet mit à la disposition des secours, du matériel pour activer le déblaiement en particulier de la mairie). Au cours de ce déblaiement, des pompiers entendirent des appels d'un pompier qui appelait le lieutenant Buchet. Ce sapeur était Roland Mespezat, seul survivant des pompiers. Blessé, il fût transporté à l'hôpital de Corbeil et fût décoré de la médaille du dévouement par le Maréchal Pétain. A la demande du sous-lieutenant Dupuis, Serge se rendit au Commissariat de Police pour donner des renseignements des personnes décédées et des blessés. Les personnes décédées furent déposées dans l'église où l'on dénombra 96 cercueils. Parmi eux reposaient cinq sapeurs pompiers. Deux autres, le sapeur René Mespezat et le caporal Marcel Marot furent retrouvés le matin des obsèques. Quant à moi, je participais aux secours rue de l'Hôtel de Ville, avenue de l'Orge, dans un pavillon près de la gare. Avenue de l'Orge, une bombe à retardement blessa le sapeur Beaugua qui perdit un oeil. Les bombes à retardement explosèrent encore pendant environ huit jours. Voilà le récit du bombardement de Juvisy tel que nous l'avons vécu. Une manifestation à lieu à cette date - anniversaire chaque année. Peu des nôtres peuvent y participer, ce qui est bien regrettable. Les survivants se retrouvent souvent seuls et oubliés.
André DE WOLF
Dimanche 11 mai 2008

Samedi 10 mai 2008


Seine. 04/05/2008

Vendredi 9 mai 2008
Jeudi 8 mai 2008

SOUVENIRS……..8 mai 1945 -

Ma mère travaillait comme téléphoniste à la Poste d’ABLON. Dans l’après-midi, elle m’appelle à mon travail au commissariat d’ATHIS et me crie littéralement dans l’appareil : « C’est terminé ! L’Armistice vient d’être signé …. » Elle était tout excitée et moi donc ! Je transmets immédiatement la nouvelle à tout le commissariat… Indescriptible…La joie était tellement grande et cette nouvelle - qu’on sentait bien venir - tellement attendue.! Plus personne n’avait envie de travailler. Nous avions déjà eu en 1944 la Libération, mais là c’était vraiment la fin de ce cauchemar que nous avions vécu depuis bientôt six années ! Etait-ce possible ?

J’ai rappelé Maman et lui ai proposé que nous allions toutes les deux à PARIS le soir, histoire de voir l’ambiance de la capitale ! Ce n’était pas un spectacle à manquer. Elle était ravie. Cette guerre lui avait apporté tant de malheurs et de douleurs qu’elle ne savait plus quoi dire et était prête à se mêler à toutes les manifestations de joie qui lui étaient offertes…Elle n’était pas la seule…Nous étions tous tellement heureux.

Nous voici donc parties à PARIS plus exactement aux Tuileries ! Que de monde ! Tous les gens se congratulaient, s’embrassaient ! Il y avait les civils bien évidemment, mais aussi des militaires français, anglais, américains…enfin tous les alliés qu’on remerciait puisque, grâce à eux, nous étions enfin libres ! C’était une explosion de gaîté, de rires, de cris. Nous étions tous amis sans nous soucier de la langue ou de la couleur de la peau ! Quelle nuit ! Et c’est ce jour là que, si ma mère avait dit oui…je pouvais (pourquoi pas) peut-être partir en Amérique…Un soldat américain charmant voulait m’emmener promener dans le Jardin des Tuileries, mais quand il a vu que maman suivait , il lui a dit « non, pas la maman » ! Alors…maman n’a pas voulu et moi, j’ai obéi ! On ne lâchait pas les filles comme ça à cette époque !

Et voilà pourquoi j’écris ces petits souvenirs d’une ville du Midi de la France, alors qu’il s’en est fallu d’un « oui maternel » pour que (peut-être), je les écrive de…. LAS VEGAS ou NEW-YORK !!!!!! (ça, c’est dans mes rêves les plus fous) !

Geneviève         Montpellier, 5 mai 2008

Ce texte est sous référencement IDDN.
Toute utilisation de celui-ci doit avoir été précédée d'une demande à l'auteur 
Vous trouverez tous les souvenirs de Geneviève en consultant la Catégorie "Ancien temps"

 

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