Partager l'article ! Du ministre Cochon à la belle Arlette, le riche passé du Château de Vigneux: De fil en aiguille en passant du coq à l'ane, je cherchais dése ...

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De fil en aiguille en passant du coq à l'ane, je cherchais désespérément une
photo du restaurant Le Petit Napoléon suite à un article de Brudi dit Pat et je tombais
invariablement sur Sarko ("petit napoléon" oblige !). Et puis je ne sais plus comment, j'ai trouvé la belle Arlette aux formes langoureuses. Cette brave danseuse de son vrai nom Mathilde
Jouve avait habité au Château de Vigneux (ne pas confondre avec le château du Port-Courcel),
63 rue Pierre Marin à Vigneux sur Seine. Bon, Vigneux, c'est pas la communauté d'agglo des Portes (non, monsieur, la communauté d'agglo des Portes de l'Essonne n'est pas une
entreprise de portes en agglo. Véridique !). Mais c'est quand même tout proche.

Source des images : http://marc.verat.pagesperso-orange.fr/CPA_Parc.htm
Donc revenons à Arlette Dorgère :
Le château de Vigneux sur Seine, avenue Pierre Marin, face à l’ancienne mairie de la ville, appartenait [au début du siècle] de 1904 à 1930 à Mademoiselle Arlette Dorgère.
C’était un château de ce style Louis XIII rénové qui fit florès dans la deuxième moitié du XIXe siècle. dans nos banlieues. Il était situé sur une grande propriété boisée avec un étang, et
qui allait jusqu’à la voie de chemin de fer reliant les gares de Draveil-Vigneux à Juvisy. Sur l’Avenue Pierre Marin, s’ouvrait un grand portail de fer peint de gris portant en ferronnerie les
initiales A. D. de la propriétaire.
Arlette Dorgère était une danseuse, une célèbre meneuse de revues au théâtre-music-hall de la Scala, 13 Bd de Strasbourg à Paris. Sur Internet, on propose à la vente une affiche de la Scala par
Jules Chéret datée de 1904 (valeur 35$).
Elle ne faisait pas de longs séjours à Vigneux, sans doute absorbée par son métier exigeant et par une vie inévitablement mondaine dans ce domaine du spectacle. Elle occupait sur son
domaine de Vigneux un couple de jardiniers qui entretenaient les jardins et une employée qui s’occupait de l’intérieur du château. Elle habitait Paris et ne venait que de temps en temps à
Vigneux.
Au contraire de certaines de ses consoeurs qui n’échappaient pas à une vie un peu mouvementée, elle eut une vieillesse rangée et paisible. Elle cessa de venir à son château, mais en assura
régulièrement l’entretien Un bruit a couru qu’elle avait vendu le sable qui se trouvait sous son parc à des exploitants de sablières Ces compagnies qui florissaient à cette époque, avaient
l’,obligation après leur exploitation de remettre la terre végétale au-dessus de leurs fouilles.
En 1929 elle vendit son château et partit se retirer au Maroc.
Signalons que ce château a été construit sur l’ emplacement d’un autre château qui a été démoli, et qui appartenait à M. Jacques Navoit. C’était le grand père de Julia, laquelle
épousa Alphonse Daudet. Durant l’été 1867, le jeune couple des Daudet vint en villégiature chez le grand père Navoit . Mais l’année suivante le château ayant été vendu, ils ont commencé
leurs séjours à Champrosay.
Source : http://sahavy.free.fr/fenetres/ptalma.html
Mais en continuant mes recherches dilettantesques, je tombe sur cette chose énorme s'il en est : un ministre de la
police appelé... Cochon. Je n'invente rien.
Le château de Vigneux, datant de 1761 et démoli à la fin du XVIIIe siècle, a été la propriété de personnages importants : M. Cochon de Lapparent, préfet, ministre de la Police sous le premier
Empire, et MM. Letailleur de Launay, Delarbre et Navoit, maires de Vigneux. Reconstruit par Alphonse Couvreux, ingénieur et entrepreneur de grands travaux comme le canal de Suez, il est la
propriété de Mathilde Jouve, dite Arlette Dorgère, célèbre artiste de variétés, de 1909 jusqu'à la Première Guerre mondiale. Il prend alors le nom de château Dorgère. Pendant la Seconde Guerre
mondiale, il est occupé par des services municipaux. Acquis en 1951 par la société Air France, il est passé depuis lors entre les mains de plusieurs propriétaires. Le parc du domaine est loti à
diverses reprises : en 1905 et 1906 avec le lotissement Corat ; en 1953 avec le lotissement du Parc du Château.
Source : http://fr.topic-topos.com/chateau-de-vigneux-vigneux-sur-seine
Un poulet cochon, ça prête à rire mais "le cochon de Verdun" fut comblé d'honneurs sous l'empire et mérite que
l'on s'attarde sur sa longue bio.
Charles Cochon de Lapparent, né à Champdeniers (Poitou, aujourd'hui dans les Deux-Sèvres), le 24 janvier 1750 et mort à Poitiers, le 17 juillet 1825 est un homme politique français des XVIIIe et
XIXe siècles.
Né dans une famille bourgeoise autrefois protestante, qui a dû abjurer, Charles Cochon de Lapparent est élu député du tiers état, il occupe des fonctions importantes à la Convention nationale,
dans les armées de la République et au comité de salut public. Le 9 Thermidor, ce montagnard participe à la chute de Robespierre. Pendant le Directoire, nommé ministre de la police, mais alors
qu’il est un conventionnel régicide, il est accusé d’être royaliste et déporté. Sous le Consulat et l’Empire, il occupe des fonctions importantes, mais après 1815 il doit quitter la France.
Toutefois il peut revenir à Poitiers au bout d’un an d’exil.
(...)
Il passe, à partir de 1809, l'été à Vigneux-sur-Seine dans le château qui abritera plus tard le jeune ménage Alphonse Daudet.
En décembre 1813, il fut envoyé, à titre de commissaire extraordinaire pour organiser la défense du pays, dans la 20e division militaire (Périgueux).
Membre de la commission de la liberté de la presse, membre du Grand conseil d'administration du Sénat conservateur, Cochon, malgré sa fidélité à l’empereur, soutient, en avril 1814, comme la
plupart de ses collègues le rétablissement des Bourbons et vote l’acte de déchéance. Charles Cochon de Lapparent au retour du roi, se retire dans son château de Vigneux-sur-Seine.
(...)
Wikipédia.
Et donc noté aussi que ce brave Alphonse Daudet aurait écrit Le Petit Chose dans l'ancien château.
|
Alphonse Daudet s’est installé à Vigneux- sur-Seine dès après son mariage, en 1867, avec Julia Allard. C’est dans le château de son beau-père, où le couple séjourne cinq mois, qu’il fait
connaissance avec cette terre qui deviendra l’Essonne. Il y poursuivra notamment l’écriture du "Petit Chose" qui paraîtra en 1868. Cette même année, le château de Vigneux est vendu et les
Daudet louent, à Champrosay, une petite maison qui se trouve être l’ancienne demeure du peintre Delacroix. Source : http://maisonsecrivains.canalblog.com/archives/daudet_alphonse/index.html |

En janvier 1867, il épouse Julia Allard, fille d’industriels amis des arts.
Le grand père de Julia, M Navoit, accueille le couple en villégiature dans son château de Vigneux, situé en limite de Draveil, pendant l’été : c’est là qu’il terminera Le Petit Chose.
Source : http://maison.alphonse.daudet.over-blog.com/pages/a_ALPHONSE_DAUDET_A_CHAMPROSAY-1126759.html
Sur Delcampe rien trouvé de bien passionnant. Peut-être cette vue du lac (si c'est bien le bon château car il y en a
d'autres)
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