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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 00:00

 J'avais retrouvé ça dans mes archives (une illustration trouvée par KL) et me suis dit que c'était un bon sujet. Me voilà à prendre l'apéro chez Mr Google qui m'envoie sur Ebay puis Delcampe et me trouve toute une tonne de documents du buvard à l'illustration :

 

Trouvé sur Ebay comme "Chromo Café Malt KNEIPP JUVISY SUR ORGE attelage XV°".

 

Donc il y avait une usine Kneipp à Juvisy tenue par un dénommé Prosper Maurel qui avait effectivement l'air prospère. La Compagnie française de Malt-Kneipp avait été construite par
BET/ingénieur(s) Bétons armés Hennebique (BAH) en 1898/1899. Elle fabriquait du café et "succédané". Nous remarquons que le produit est "essentiellement français" !

 

 

 

 

 

Sur une Google Maps des Archives d'Athis et de Juvisy, KL situe l'usine au 17 quai de l'industrie à Athis-Mons !?
"Déménagement le 6 juillet 1955 au sis 33, quai de l'Industrie".

Sur un site d'archi, le bâtiment est situé au 19.
Adresse où le situe aussi Actuacity reprenant les infos de la base Mérimée :
 

Malterie de la Compagnie française du Malt Kneipp, actuellement Centre de recherches et de contrôles biologiques (CRCB)


Histoire : Société anonyme créée en 1926 pour développer l'activité de l'usine installée depuis 1893 au 19, quai de l'Industrie, la compagnie du Malt Kneipp est spécialisée dans la fabrication du malt torréfié à usage de succédanés du café, suivant le brevet Kneipp. En 1931, date de la vente du fonds de commerce à la société (jusque là locataire) par son pdg, propriétaire des immeubles depuis 1904, ceux-ci consistent en un grand bâtiment élevé sur cave d'un rez-de-chaussée et trois étages, une petite maison d'habitation de deux étages et une cour plantée d'arbres sur un terrain de 5759 m2. En 1939, la malterie fournit un tonnage de 1500 tonnes par an et emploie 99 personnes (75 en 1944). Elle est sinistrée à deux reprises pendant la seconde guerre mondiale. Le 14 juin 1940, un hangar qui abritait de nombreuses marchandises, situé sur un terrain contigu aux Pétroles Jupiter, est incendié lorsque les autorités militaires françaises donnent l'ordre à cette société de détruire par le feu la totalité de ses stocks de carburants pour empêcher leur saisie par l'armée allemande. En 1941, à la suite d'un arrêté du ministère du ravitaillement interdisant la vente des succédanés de café à l'état pur et conférant aux torréfacteurs de café le monopole exclusif d'un mélange café-succédané, l'usine ferme mais elle reprend en mai 1942 une activité entièrement consacrée aux besoins du Ravitaillement général ; elle fait procéder dès 1941 à la reconstruction du hangar indispensable au stockage des fournitures et de la production. Le 2 juin 1944, deux bombes tombent sur l'atelier de la malterie, élément essentiel de l'usine qui sert à la germination (ou maltage) de l'orge avant torréfaction, dans trois tambours métalliques, de type Galland, de 10 000 kgs chacun ; les autres bâtiments sont atteints mais facilement réparables, sauf le transformateur. Dès la fin de l'année 1944, avec sa propre trésorerie et des matériaux soustraits aux réquisitions allemandes, elle entreprend la construction d'un bâtiment de 4 étages sur rez-de-chaussée à l'emplacement de l'atelier détruit, mais interrompt les travaux en janvier 1947 dans l'attente de leur approbation par les autorités départementales. Après un avis favorable le 9 janvier 1948 de la sous-commission des dommages de guerre à l'inscription dans l'ordre de priorité de la société, le permis de construire est délivré pour régularisation. Le nouveau bâtiment de la malterie construit par Lucien Billard, architecte à Paris, comporte 5 niveaux au lieu d'un seul et peut contenir six tambours au lieu de trois, portant la capacité de production de 200 000 à 400 000 kgs par mois. Le laboratoire agro-alimentaire CRCB qui a succédé à la malterie Kneipp, a racheté les bâtiments contigus de l'ancienne maison Louis Sanders (17, quai de l'Industrie) et a fusionné les parcelles des deux entreprises. 

 

Évidemment, Brudipat en avait déjà signalé l'existence sans toutefois approfondir le sujet. Sa série sur les pièces de Molière est très intéressante. Et on trouve plein plein d'images sur Google. Je vous laisse le soin de faire le tri !

 

Mais cela entraine d'autres pistes de recherche : cela a-t-il un rapport avec l'étonnant Abbé Kneipp, adepte de l'hydrothérapie ?? En effet, le café de Malt Kneipp conserve la jeunesse et donne de bonnes digestions, un sommeil calme et une santé équilibrée !!! 

 

Dans Camille Costa de Beauregard: fondateur de l'Œuvre des Jeunes du Bocage à ... par Robert Fritsch trouvé sur Google Livres, on fait effectivement un lien entre l'abbé et le café de malt :

 

 

Et cela ne nous dit rien sur ce brave Prosper Maurel.
Bon ben, c'est pas tout ça ; en commençant ce billet, je ne pensais pas du tout entamer un tel feuilleton !! (rires). On va s'arrêter là pour aujourd'hui mais vous pouvez continuer les recherches !

 

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Publié par Daniel - dans Ancien temps
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commentaires

FJ 09/09/2013 19:46


Oui merci ; c'est une vraie étude : j'avais dit ds un autre billet que l'on en trouvait encore ds les années 60/70 sur Athis ; c'est comme de l'orge grillé je crois et c'est doux et moins fort
que le café.


Tout cela a disparu mais peut-être trouve-t-on encore dans qques brûleries des produits approchants (chicorée, orge, etc..) ; encore une recherche historico-alimentaire ?


Du boulot pour nos deux blogueurs athégiens !


Ils n'ont peut-être pas envie ? Kneipp benquoui Kneipp benquenon...


Merci ; je bois une grande bolée de Pure Malt (Kneipp ?) à votre santé !


FJ 

BRUDIPAT 09/09/2013 14:09


On en apprend tous les jours ! très bon sujet, merci .

Geneviève 09/09/2013 09:25


Le malt Kneipp, c'était très bon...Et pendant la guerre, quand on pouvait en avoir (par des voies détournées !!!) c'était bien meilleur que les succédanés qui nous étaient vendus comme café ! Au
moins, c'était très sain...
J'ai bien connu...évidemment, à mon âge !!!
J'aime beaucoup cet article.