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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 00:00

Dans le livre d'un dénommé Galipaux appelé Galipettes (trouvé via Gallica2), j'ai trouvé cette histoire adorable de notre "eden champêtre" (rires) :

UN CONCERT A ATHIS-MONS
A CABOIS.
Il existe sur la ligne d'Orléans, entre Juvisy et Ablon, un petit endroit charmant qu'on dirait fait pour les amoureux ou les poètes, tant les sentiers ombreux, les chemins étroits et les taillis mousseux y abondent, semblant inviter par leurs frais ombrages, leur calme solitude, les joyeuses caresses et les rimes étoilées !
Cet Eden champêtre a pour nom : Athis-Mons.
Aucun village, en effet, ne semble réunir autant de sites pittoresques que celui-là !
Rochers abrupts, peupliers géants montant la garde aux côtés de routes tortueuses, la Seine qui serpente dans le bas de la vallée et dont les eaux tranquilles sont sillonnées, le dimanche, par les barques des canotiers parisiens ; tout y est empreint d'un charme pénétrant jusqu'au petit clocher qu'on aperçoit au loin, la mairie, maisonnette à un seul étage sortie d'une boîte de joujoux, les grands épis dorés qui le soir doivent abriter ... cocottes et serins, le chef de gare, lui-même, qui, poussant la complaisance jusqu'à ses dernières limites, attend le monsieur essoufflé qui court péniblement là-bas, pour donner le signal du départ ... tout, enfin, s'efforce de vous plaire et semble vous crier : Pourquoi t'en vas-tu ?
Aussi, chaque fois que notre ami C..., notable habitant de ce village ensoleillé, vient me demander mon concours pour la fête du pays, non seulement je le lui accorde avec empressement, mais je le remercie ; car, passer une journée dans cet endroit délicieux est pour moi une joie réelle.
Et il faut bien que ce soit pour aller dans un pays aussi charmant et pour un ami aussi aimable, car si l'homme est heureux d'aller à Athis, l'artiste entre toutes les fois dans des colères furieuses.
Que mes lectrices se rassurent : Je n'ai pas un caractère irascible et emporté ; au contraire, on veut bien me trouver bénin et doux, à rendre des points à un mouton ... fût-il de Panurge.
Cependant il y a des moments où, sans être comme certain violoncelliste qui défend même de tousser pendant qu'il opère ... on ne peut s'empêcher de ... jugez plutôt.
Le concert qu'on organise à Athis-Mons a lieu sur l'unique place du village.
On dresse une de ces immenses tentes qui ont enrichi Pinard et Voisin (je demande pardon à Voisin de le mettre derrière Pinard) et c'est là-dessous que chanteurs, instrumentistes, comédiens ou monologuistes débitent à tour de rôle leur produit. Comme je vous l'ai déjà dit, le concert a lieu à l'occasion de la fête du pays, c'est assez dire que chevaux de bois, tirs au pistolet, grandes roues à loterie, massacres des innocents, passe-boules, tourniquets ... rien ne manque ; et, comme la tente est adossée à l'Eglise (d'aucuns s'habillent dans la sacristie)—avec l'horloge, c'est complet ! ! !
Aussi l'on comprendra qu'avec l'air du Chapeau de la Marguerite, moulu par l'orgue des chevaux de bois, les pif, paf, pan, pan, pan du tir au pistolet, les dzing, dzing de la plaque de tôle servant de palais à l'énorme bouche qui rit (jeu, qu'on désigne, sous le nom de passe-boule, si je ne m'abuse), les grrirrirri des roues et de tourniquets, les sifflets de la locomotive qui passe non loin de là et surtout, oh ! surtout, les dig, ding, don, dig, ding, don ! de cette satanée horloge qui sonne tout, quarts, demies, trois-quarts et répète même l'heure à cinq ... il y a de quoi devenir fou à lier !
Du reste, je vais essayer de vous traduire l'effet que produit une poésie dite aux concerts d'Athis-Mons.
Le récitateur entre, il annonce :
Aimé pour lui-même, poésie de Aug. Erhard.
A ce moment, l'air du P'tit bleu, joué à tour de bras par les chevaux de bois, couvre la voix de l'artiste et prive le public du nom de l'auteur.
L'interprète, d'abord étonné, reprend :
Qui de nous tous, ô mes amis,
En cette existence si brève
N'a point fait (et c'est bien permis)
Cet irréalisable rêve ?
Pif, paf, pan, pan, pan, pan, pan, tonnent les pistolets du tir.
Le diseur fait un soubresaut épouvantable, se trouble et perd la mémoire mais cherchant à maîtriser son émotion, continue :
Une femme au regard charmant
Brune ou blonde, ou rousse, ou bien même ...
Dzing, dzing, fait la plaque de tôle.
Le comédien décontenancé, perd la tête et poursuit en bafouillant :
Enfin, comme il plaît à l'amant.
Boum ! Boum ! Boum ! prélude la grosse caisse du cirque voisin.
Le malheureux, dont une sueur froide inonde le corps, éperdu, rassemble toute son énergie et trouve encore la force de dire :
Mais qui vous aime pour ...
Dig ! din ! don ! dig ! din ! don ! dig ! ding ! don ! carillonne à toute volée cette horloge diabolique.
—C'est un baptême, fait quelqu'un : il y en a pour cinq minutes.
—Arrêtez-vous, crie-t-on de toutes parts.
L'infortuné monologuiste, dont les yeux injectés de sang sortent de l'orbite, croyant avoir derrière lui l'armoire des frères Davenport, se précipite affolé dans les coulisses, en criant :—Si jamais on m'y repince !


Et il y est repincé la fois suivante ; car, comment résister à un ami aussi charmant que C... et aux séductions d'un pays aussi ravissant qu'Athis-Mons !

Texte du domaine public trouvé ici !
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre10975-chapitre48115.html

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Publié par Daniel - dans Ancien temps
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 00:00

La vieille dame ("râleuse" mais c'est elle qui le dit...), elle m'a expliqué qu'ils ont fait un superbe abribus tout neuf coté nouvelles habitations, rue des Froides Bouillies alors qu'il y a peu de monde qui prend le 486 pour Paray (il me semble toutefois que c'est là que les collégiens des F prennent le car scolaire pour Delalande)...


... et qu'il n'y a rien du coté ATAC pour tous les gens qui vont vers la gare de Juvisy !?


Elle me signale aussi que l'arrêt de la clinique Caron est réduit au strict minimum avec un muret pour s'asseoir (ou la poubelle à la rigueur) ce qui est génant pour les vieilles dames comme elle ou les personnes impotentes ou handicapées...


Et ne dîtes pas qu'il n'y a personne dans le 487, rue Caron, mardi matin en allant au boulot, j'ai compté plus de 30 personnes dans le car plus trois poussettes et des cabas...

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Publié par Daniel - dans Transports
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 00:00


Rue Anthonioz de Gaulle. 13/01/2009

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 00:00




Orge. 15/01/2009

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:00
Pendant les vacances de Noël, un manège s'était planté devant la mairie pour le grand bonheur des enfants :

Le manège d'Athis envoyé par dandylan
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 00:00


28/03/2008



09/01/2009

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Publié par Daniel - dans Avant - après
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 00:00

Même plus besoin de sortir de la maison pour faire des photos d'oiseaux ! Voilà que les cormorans se sont perchés devant ma fenêtre !






Et le héron idem se promène au bord de l'Orge !...



Photos prises de ma fenêtre le Dimanche 11/01/2009

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Publié par Daniel - dans Nature
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 00:00

SOUVENIRS……..d’hiver !
Ça s’est passé à ATHIS.

Un soir de l’hiver 1944/1945. Cet hiver-là, comme les autres hivers de guerre d’ailleurs, était rude. Il avait neigé beaucoup pour la région parisienne ! Après salage intensif, les rues étaient praticables …en principe ! Je revenais en vélo du commissariat d’Athis évacué alors rue de la Voie Verte et je me rendais à ABLON sur les bords de Seine où j’habitais depuis le bombardement… Quel chemin ! Mais bon, j’étais jeune à défaut d’être trop sportive, et ça me faisait le plus grand bien tous ces kilomètres (paraît-il…moi, je veux bien !). J’avais quand même près de 8 km à faire …. Mais je me méfiais beaucoup du verglas n’étant pas acrobate du tout ! Ce soir-là, on n’y voyait pas trop, la guerre n’étant pas terminée, il ne fallait pas trop éclairer son chemin sauf par un petit phare qui éclairait surtout la roue du vélo ! Enfin, on faisait avec. La route semblait sèche…Ah ! Bon ? C’est ce que je croyais, mais, tout à coup, sans avoir rien vu venir, je me suis retrouvée assise dans le caniveau de droite de la Grande Rue à ATHIS, mon vélo étant couché dans le caniveau de gauche ! Nous étions séparés, moi beaucoup plus ridicule que le vélo qui s’en moquait éperdument !Je devais ça à une plaque de verglas qui ne s’était pas annoncée !

Un jeune couple qui essayait de tenir tant bien que mal sur le trottoir et qui avait pu profiter de toute la scène (!) s’approche de moi en me demandant si je m’étais fait mal. C’était gentil mais, seul mon orgueil en avait pris un coup ! Et je voyais bien que ces jeunes gens avaient terriblement envie de rire, il y a des petits soubresauts qui ne trompent pas . Ils avaient une lampe de poche et le jeune homme qui laissait sa fiancée une maison plus loin, me propose de m’aider et de pousser le vélo pour descendre la route sur ABLON…Je n’avais donc qu’à m’occuper de moi et de la lampe de poche qu’il m’avait demandé de tenir… Je commence la descente et…patatras, me voici à nouveau sur le postérieur…mais assise également sur la lampe que j’ai cassée ! Je ne savais plus où me mettre tant ma honte était- grande de me donner ainsi en spectacle ! Trop, c’est trop ! Je ne pensais même plus et je ne sais plus comment je suis arrivée chez moi ! Mais ce qui est sûr, c’est que j’avais la tête vide tant ma honte était grande et que j’aurais bien aimé pouvoir disparaître !

Cette petite histoire que je raconte en riant avait dû faire le tour d’ATHIS et ma réputation en avait certainement pris un coup !

ATHIS, cette petite ville tranquille, pouvait devenir dangereuse…mais si, mais si…c’était un soir d’hiver, il y a bien longtemps et moi, j’y pense encore ! Il faut dire que j’étais au centre du danger !

 

Geneviève      Montpellier, le 3 janvier 2009


Ce texte est sous référencement IDDN.
Toute utilisation de celui-ci doit avoir été précédée d'une demande à l'auteur 
Vous trouverez tous les souvenirs de Geneviève
en consultant la Catégorie "Ancien temps" ou son site

 

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Publié par Daniel - dans Ancien temps
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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 00:00
En Novembre dernier (2008), j'étais allé voir une expo d'art contemporain à Chamarande  ; j'avais notamment remarqué une oeuvre d'Olaf Breuning appelé The Gardeners :







Or via mes fluxRSS, je note sur le site News Press que ce sont des collégiens de Delalande qui ont installé l'oeuvre !
 

"Le but de cette exposition est d'initier les Essonniens à la sculpture contemporaine. Nous avons mis trois ans à monter ce partenariat afin de pouvoir montrer ces pièces issues d'une exposition présentée au Luxembourg", précise Judith Quentel, la directrice artistique du domaine départemental de Chamarande, qui joue les guides.

La visite se poursuit par les abords du Buffet d'eau, devant le château. Arrêt obligé devant "The Gardeners" de l'Américain Olaf Breuning, une série d'outils de jardinage aux gros yeux. Malicieux et ludiques, ils ont été disposés là, avec les élèves de l'établissement Delalande d'Athis-Mons, dans le cadre de l'opération "Oeuvres du Fonds départemental d'art contemporain (FDAC) au collège".

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:00
Ah ! Tiens, on me voit au 2/3 du film (pas longtemps)... Me voilà "dailymotionné" (sourires) ! Qu'est-ce que je cause bien ! Ça se passait au mois d'avril dernier à Michelet pour le Festival d'EMA (Espace Multimédia Athégien).

Festival des usages du numérique et du multimédia EMA par ema91-asso
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