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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 00:00

SOUVENIRS d’une époque révolue… Métiers d’hier - métiers d’aujourd’hui -
(Geneviève Cotty)

Dans le temps…je n’aime pas trop cette expression qui ne me rajeunit pas, et pourtant, mes souvenirs datent bien d’un autre temps que je vais appeler pudiquement « hier » ! ça ne fait pas un grand changement, mais tout de même…
Je ne sais pourquoi je pense souvent en ce moment aux différents métiers, comment ils étaient exercés, pratiqués, aimés et aussi respectés. Et cela, on nous l’apprenait à l’Ecole, au moyen de récitations, de phrases de morale etc….

Le boulanger
« Sans le paysan, aurais-tu du pain, c’est avec le blé qu’on fait la farine… »
Je ne peux malheureusement réciter la suite, ma mémoire me fait défaut ! Mais il était question du dur labeur du paysan, du meunier, puis du boulanger qui se levait très tôt pour que son pain soit prêt avant que les ouvriers partent au travail. Ce boulanger que nous devions respecter.
Le boulanger d’ATHIS qui passait avenue du Miroir avait une camionnette et il annonçait son passage avec une corne. Nous allions très vite le trouver et acheter ce pain qui avait une odeur extraordinaire et qu’on nous pesait. Si on en demandait un kilo et que le morceau pesé ne faisait pas tout à fait le poids, le boulanger ajoutait un morceau qu’on appelait « la pesée »…Que cette pesée nous semblait bonne ! Ma mère nous autorisait à nous la partager et nous avions l’impression de manger un gâteau. C’est vrai que ce pain frais qu’on appelait « gros pain », était un délice : belle croûte dorée, craquante à souhait…Et les boulangers étaient fiers de leur travail.
Puis il y a eu les pains dits « de fantaisie », vendus à la pièce, mais sans pesée. Ils devaient faire un certain poids obligatoire je crois. Tout le monde ne pouvait pas en acheter; le prix en était plus élevé et le pain étant alors la nourriture de base, ce pain de fantaisie était réservé aux jours de fêtes ou quand on avait des invités.
Le pain était un aliment qu’on respectait, qu’on ne gâchait pas et surtout qu’on ne jetait pas. Trop heureux ceux qui pouvaient en avoir tous les jours…
Ce qui a changé ? Les boulangers sont toujours là, mais respecte -t-on leur métier comme jadis ? Peut-être pas et c’est un peu triste. La manière de faire le pain a changé, tout est devenu industriel… Ce changement provient certainement d’une nécessité, on ne peut vivre comme jadis, le monde bouge, évolue, les habitants sont beaucoup plus nombreux…Des progrès techniques importants ont vu le jour…Les mentalités changent. Ce qu’il faut ? Vivre avec son temps mais avec quand même parfois un peu de nostalgie…

 

Le boucher - Le charcutier -
Deux professions qui ont bien des similitudes, ne serait-ce que dans l’art de désosser et découper la viande !
Je ne sais pas s’il y a eu beaucoup de changements pour ces professions, tout au moins dans l’exercice de la profession de boucher. Pour le charcutier les changements proviennent des progrès dans le matériel de fabrication. Les goûts des clients ont-ils changé ? Je crois que dans notre pays on aimera toujours les pâtés, saucissons, jambons et autres bonnes choses… Ce qui a certainement changé pour ces deux professions, ce sont les horaires de travail ! Et les jours de congé ! Lorsque j’étais très jeune, les charcuteries fermaient…le jour du Vendredi Saint ! C’était un métier très dur… Les cuissons se faisaient au bois…et les patrons et employés se levaient tôt et se couchaient tard ! Les bouchers avaient des horaires à peu près identiques je crois. Entre l’abattoir, la préparation de la viande, la boutique, pas beaucoup le temps de rêver et de se reposer..Après 1936, les avancées sociales ont été les bienvenues.
Et il y a eu la guerre, l’occupation et les restrictions… Tout un programme ! Et une époque dont il est préférable de ne pas trop parler ici, elle n’avait rien d’agréable et n’est absolument comparable à aucune autre !

Les épiciers -
J’adorais aller dans les épiceries, on y trouvait de tout : ça allait du vin à la tireuse aux graines et fourrage pour les poules et lapins ! En passant par le beurre en motte, le fromage à la coupe, l’huile à la tireuse aussi ! Dans les épiceries de campagne, on pouvait même y acheter du fil, du coton à repriser, des boutons, des cartes postales ! C’était la caverne d’Ali Baba ! (là, je fais référence à une épicerie que je connaissais chez mes grands-parents en Lorraine). On pouvait y acheter pour « un sous » de caramels (il y en avait deux pour ce prix). Un sous…oh là là, c’est bien vieux ça ! Les pâtes, le riz, les légumes secs, ne se vendaient pas beaucoup en paquets mais au poids ce qui coûtait moins cher. Et comme la vie était assez dure, on préférait cette solution.
Des épiciers ambulants passaient. Puis nous avons eu le Caïffa, Les Comptoirs Français, le Familistère, puis à ATHIS la laiterie LA BRIARDE Rue de Juvisy. C’étaient des succursales de magasins; la modernité commençait à arriver.
Après la guerre, petit à petit les restrictions ont été moins sévères (ça a quand même été assez long), et ce n’est que vers la fin des années 1950 que sont apparues les épiceries « libre-service ». C’était tout à fait nouveau et agréable…Nous étions encore loin des supermarchés, hypermarchés qui ont relativement vite gagné du terrain…et le cœur des ménagères ! A une époque où il faut toujours aller plus vite, même si ça manque un peu d’âme, ça rend bien service.

Autres métiers -
Si des métiers nouveaux sont venus s’ajouter, bien d’autres existaient déjà qui ont été « modifiés » sous couvert de modernité. La plupart des cordonneries ont disparu pour faire place à des stands de « réparation minute » pour talons et ressemelage; on peut même vous y faire des clés… Le cordonnier jadis qui avait appris un métier lui permettant même de fabriquer des chaussures, est remplacé par un employé formé sans doute rapidement, qui passe d’un client à l’autre une chaussure d’une main et un pinceau à colle de l’autre, juste avant de sauter sur la machine à faire les clés…Tout ceci dans un temps et un prix(!) record. Pas le temps de parler évidemment, rentabilité oblige…

Les couturières, entourées chez elles de catalogues, de morceaux d’étoffe, d’échantillons…que sont-elles devenues ? Je crois qu’il en existe encore quelques-unes , en cherchant bien. Maintenant, ce sont des « retoucheuses », en général très capables. Elles vous refont vite fait un ourlet ici, une pince là. Le métier de couturière n’est plus rentable je crois. On s’habille « en confection » comme on disait jadis. Manches trop longues ? Qu’à cela ne tienne, on lance la mode ! Ce métier était assez pénible, mais il était exercé avec amour du travail bien fait. Avenue du Miroir, je connaissais plusieurs couturières qui travaillaient chez elles pour des clientes privées et aussi pour des maisons de confection à Paris. Pour pouvoir gagner sa vie à peu près, il fallait travailler dur …Les progrès sont venus, et il est juste que chacun puisse en profiter et ait une qualité de vie meilleure… Mais est-ce toujours le cas ?

Et ce qu’on appelait les petits métiers, ceux-là ont disparu….Y-a-t-il encore des vitriers, des rémouleurs, des marchands de peaux de lapins etc…Je les entends encore crier bien fort pour annoncer leur passage et faire venir le client. Il y avait le livreur de glace (pas de réfrigérateur et encore moins de congélateur dans les maisons). On achetait des pains de glace pour la glacière quand on avait la chance d’en avoir une ou pour une occasion exceptionnelle…Tout ceci avait un coût….

Epoque difficile penseront certains, mais non, tout bêtement parce qu’on ne pensait pas qu’il pouvait exister mieux ! Mais le progrès attire le progrès et quand on y a goûté, on en redemande et on ne peut plus s’en passer ! Regarder derrière soi, oui. Regretter, non. Mais il est bon de savoir comment était la vie jadis.

Et les autres professions -
Je garde pour la fin ces professions dont ceux qui les exerçaient étaient considérés comme des notables et en particulier ; les médecins, les pharmaciens, les enseignants.
Pourquoi des notables ? Parce que ceux-là étaient écoutés, respectés et quelquefois craints.

Les médecins - les pharmaciens -
Les médecins -
Qu’ils soient de campagne ou de ville, ils étaient aimés de leurs patients car ils faisaient partie de la famille. Dévoués à l’extrême ils étaient, pour la plupart, venus à la médecine par vocation et ils ne comptaient pas leur temps . Leur vie n’était pas toujours facile …et les patients non plus qui attendaient le dernier moment pour faire appel à eux et auraient bien aimé être guéris en un temps record ! Mais voilà quand on avait trop attendu par raison d’économie, le pauvre docteur , malgré tout son savoir, ne pouvait pas toujours faire des miracles. Pas de Sécurité Sociale à l’époque… Beaucoup de gens ne pouvaient se permettre de faire venir le médecin pour ce qui n’était peut-être pas grave…

Mais ce médecin, on avait confiance en lui. Très souvent, il connaissait chaque membre de la famille pour être intervenu un jour ou l’autre ou même pour l’avoir mis au monde ! Le médecin généraliste était « omni-intervenant » ! Que ce soit pour un accouchement, pour une bronchite, pour une blessure, une grippe , un fort mal de ventre…il était là, avec son savoir et son dévouement. On reconnaissait qu’il avait fait des études longues et difficiles et pour ça, on l’admirait et on le respectait. Est-ce à dire que maintenant ça a changé ? Ce sont les mentalités qui ont changé. Beaucoup de médecins sont toujours très dévoués heureusement, mais on a peut-être tendance à trouver tout cela normal. Et puis, et puis…il y a peut-être un peu l’argent qui gâche tout ? Beaucoup de « peut-être » dans ma réflexion et de regrets

Les pharmaciens -
Je revois les pharmaciens de mon enfance et notamment Monsieur LEGROS dont l’officine était Rue de Juvisy à ATHIS. Ils n’avaient pas beaucoup de spécialités à vendre, mais faisaient eux-mêmes les préparations, potions ou autres prescrites et dosées par le médecin. Je revois tous ces bocaux, petites balances, poudres etc…Tout ceci semblait mystérieux et on en admirait d’autant le savoir du médecin et du pharmacien.
Et maintenant ? Les pharmacies sont magnifiques bien sûr…On y trouve beaucoup de choses qui n’ont qu’un rapport lointain avec les anciennes officines…hygiène, soins de beauté. Evidemment, l’hygiène contribue à la santé…Ne soyons pas puristes , ni rétrogrades !

Et les enseignants -
On les appelait alors instituteurs, institutrices, maîtres d’école, maîtresse, ou professeurs……Maintenant, ce sont les enseignants, moi je veux bien ! Mais avec leur ancienne dénomination, qu’est-ce qu’ils pouvaient tous nous enseigner ! Après nos parents, c’est très souvent à eux que nous devons tout.
Eux aussi détenaient le savoir qu’ils nous transmettaient avec passion. Pour cela, nous les aimions et les admirions. Mais ils étaient également craints….Seulement, nous les respections, même si nous n’étions pas toujours d’accord avec leur sentence ! Les élèves n’apprécient pas toujours les observations, de tous temps ça a été comme ça ! Et c’est très normal. Mais je crois qu’il y a une hiérarchie à respecter, c’est une question de civisme (c’est un mot qui fait peut-être un peu rococo ?). La discipline est obligatoire, sinon, l’anarchie n’est pas loin.
Ces jours derniers, un élève a insulté un enseignant…quel gâchis ! Les enseignants actuels se dévouent autant que les anciens pour leurs élèves. Ceux-ci ne sont pas toujours faciles et est-ce anormal qu’un professeur « sorte un peu de ses gonds » parfois ? Je ne veux surtout pas polémiquer, mais tout de même, c’est un peu triste tout ça. Et je trouve qu’il faut avoir bien du courage pour embrasser cette profession à notre époque ! Ils ont le savoir, ils ont le courage, quand ils auront le respect de tous les élèves et de leurs familles, ils auront réussi.

Ces récits cette fois ne sont pas vraiment des souvenirs…c’est plutôt une comparaison entre l’exercice de certaines professions à des périodes différentes. Constatations mêlées d’un peu de nostalgie…

Geneviève                          Montpellier, 5 février 2008 

Ce texte est sous référencement IDDN.
Toute utilisation de celui-ci doit avoir été précédée d'une demande à l'auteur 
 

 LA PASSION DES MÉTIERS :

Dans ce beau livre, on trouve aussi les souvenirs de quatre habitants de la Résidence Rostand :

ANDRÉ BOURDON :

La suite ici

ANNIE SAYOUR :

La suite ici

MARIE-FRANCE TOURNIER :

La suite ici

MARCELLE WAGNER :

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Publié par Daniel Daniel - dans Ancien temps
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 00:00

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Publié par Daniel Dandylan - dans Gens
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 00:00

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Publié par Daniel Dandylan - dans Photos et paysages
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15 février 2008 5 15 /02 /février /2008 00:00


Coteau des Vignes. 10/02/2008

Le vol du cormoran au dessus de la Cité Mozart :
La vidéo ici 8 Mo

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Publié par Daniel Dandylan - dans Nature
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 00:00


Rue Nouvelle.


Avenue de la Terrasse. Juvisy. Mars 2007.

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Publié par Daniel Dandylan - dans Graphs - tags et pochoirs
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 00:00

L'Ecole d'Art Camille Lambert présente actuellement in situ, dans le sentier du Grand Rû, une oeuvre d'art contemporaine déjà exposée au Palais de Tokyo en 2003 :


Palais de Tokyo. 03/03/2003


Sentier du Grand Rû. 10/20/2008

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Publié par Daniel Dandylan - dans Insolite
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 00:00

Il gelait dur à pierre fendre
Et d'arrêt d'bus en arrêt d'bus
Je les voyais bell(e)s dévêtues
Se déhancher d'un geste tendre



Y'en a même une dans le journal de charme, l'Athis-Infos (page13)... :-)

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Publié par Daniel Dandylan - dans Pub
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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 00:00

A une lointaine époque, dans les années 60 puis 70, le Lycée Pagnol n'existait pas. Je suis allé de la 6ème à la 3ème dans des baraquements provisoires qui ont duré 20 ans avant d'être démolis récemment, ils étaient chauffés avec un poêle à mazout au fond des classes ! Cela s'appelait l'annexe du Lycée Corot de Savigny. L'actuel bâtiment occupé par la CCPE était celui de la "surgé" (Mme Cloareg) et moins on y allait, mieux on se portait. Puis pile en 2de, ils ont construit les bâtiments actuels du Lycée Pagnol mais ça se nommait Lycée polyvalent d'Athis-Juvisy. Moi, je le surnommais le Lycée Paul Ivalent. Ça ressemblait à la clinique Caron et des crevasses énormes se sont produites aussitôt comme une dérive des continents. Les bâtiments glissaient sur la pente...
J'allais au lycée avec mon "petit vélo vert" puis en solex ou en mobylette. Il y avait plein de bicyclettes sans antivol alors que maintenant, il n'y en a presque plus. Les vols ont commencé dans les années 70 avec la proximité de la Ferme de Champagne. Je traversais la N7 au marché car il y avait encore une piste cyclable jusqu'à la Pyramide et là, je dévalais "les Sept tournants" à toute allure (il n'y avait pas de stop !!) en dépassant les autos dans les virages.
 

En 1967, il y avait encore les "prix". On recevait des livres de la bibliothèque verte à l'occasion d'une grande fête scolaire à la Poudlard. Je me rappelle avoir reçu un livre du Commandant Cousteau et le Félin Géant de J H Rosny l'ainé.

En primaire, j'étais à Branly. Comme instits, il y avait deux couples, Mr et Mme Montillot et Mr et Mme Dieulivol. Très amusé en lisant le réglement :
Il est interdit aux élèves de se tenir immobile en plein soleil  !
Et surtout, le conseil prémonitoire :
Soyez polis avec les étrangers...
 

Ajout : hier, j'ai reçu un avis de Copainsdavant avec cette photo de classe :

 C'est celle de la Terminale T6 de 1973 ; moi, j'étais en Terminale T5, cette année mais sur la photo, j'ai reconnu avec émotion "mon copain Rubio". Salut à toi, Jean-Michel si tu passes par ici !
J'ai pensé à une autre anecdote : en sixième, mon grand copain Dédé avait redoublé et s'était honteusement retrouvé dans la même classe que son frère plus jeune. Plus tard, j'apprendrai qu'André Plas était devenu directeur de l'école Jules Ferry sur la N7. Comme quoi, les résultats scolaires...

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Publié par Daniel Dandylan - dans Ancien temps
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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 00:00


Promenade de l'Orge. 03/02/2008

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Publié par Daniel Dandylan - dans Photos et paysages
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9 février 2008 6 09 /02 /février /2008 00:00


Avenue du 18 Avril 1944. 03/02/2008.

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Publié par Daniel Dandylan - dans Gens
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