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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 00:00

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Publié par Daniel Dandylan - dans Ancien temps
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 10:21
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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 00:00

Suite du billet de lundi :

Le Républicain du 22/03/2007. Article de Marine Legrand.

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Publié par Daniel Dandylan - dans Actualités
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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:00
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Publié par Daniel Dandylan - dans Photos et paysages
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22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 00:00


Cité Mozart

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Publié par Daniel Dandylan - dans Anecdotes et faits divers
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 00:00
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20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:00

 

Les souvenirs de Geneviève C. de ce mémorable 18 Avril.
Je la remercie beaucoup de m'avoir fait parvenir ce récit :

 

 

 

 

                               BOMBARDEMENT d’ATHIS-JUVISY du 17/18 Avril 1944

                               Souvenirs ….Souvenirs…

                J’habitais alors avec ma mère à JUVISY-sur-ORGE, Avenue du Miroir, c’est-à-dire à la limite d’ATHIS très près à vol d’oiseau de la gare de triage.

                Depuis quelques mois, les allemands avaient bien des soucis avec le front russe notamment et les  Français commençaient à reprendre espoir…Vint Pâques 1944. Le Lundi de Pâques 9 avril, la gare de VILLENEUVE-St-GEORGES  a été bombardée et nous avions eu très peur. Pendant une semaine, il y a eu alertes sur alertes … Nous avions décidé de ne pas quitter la maison, sauf un soir où nous sommes parties dans un abri vers le Parc de JUVISY. Nous étions une cinquantaine dans cet abri.

                Dans la semaine, j’ai rencontré un de nos amis entrepreneur de travaux publics. Il m’a prévenue qu’il avait fait faire un abri bétonné dans son jardin, que cet abri était encore fragile mais que s’il y avait alerte sur JUVISY, nous pouvions l’utiliser quand même. C’était  à 100 mètres environ de chez nous.  Monsieur  A… était maire de JUVISY.

                Le 16 avril, devant le danger permanent des bombardements, Maman avait loué à VIRY-CHATILLON un local où nous devions aller entreposer deux jours après différentes choses et meubles, et nous devions aller vivre provisoirement chez des amis qui venaient de déménager pour Viry-Châtillon…

                Je travaillais depuis peu au Commissariat de Police d’ATHIS-MONS dont le Commissaire, Monsieur BAUMANN était un des chefs de la Résistance de la région. Le soir du 17 avril, au moment où je quittais le commissariat, M.Baumann m’a rappelée et m’a dit : "S’il y a alerte ce soir, ne restez surtout pas chez vous, partez dans un abri ". Cela m’a troublée d’autant plus que je savais qu’il était au courant de beaucoup de choses (les travaux qu’il me faisait faire en étaient la preuve. En arrivant à la maison, j’ai donc prévenu ma mère. Nous avons dîné et nous avons préparé une petite sacoche avec de l’argent, nos papiers d’identité, soit le strict nécessaire à emporter dans un abri.

                Maman est allée se coucher vers 22 h.30 mais ne s’est pas déshabillée complètement. Moi, je n’arrivais pas à rejoindre ma chambre la nuit n’étant pas complètement tombée (le décalage horaire était de 2 heures pendant l’occupation) et j’étais persuadée qu’il y aurait alerte.

                Il allait être 23 heures, la sirène s’est mise à hurler et presque en même temps ce fut un vacarme étourdissant avec le bruit des vagues de bombardiers qui dans cet instant lançaient des fusées éclairantes qui descendaient sur la gare, les villes de JUVISY et d’ATHIS. Il faisait clair comme en plein jour.

                Nous avons compris que nous n’avions pas le temps d’aller bien loin. Maman a eu le temps de prendre un manteau qu’elle a passé sur sa combinaison  et elle est descendue au sous-sol…..fermer le compteur à gaz ! J’ai pris la sacoche avec nos papiers et nous sommes parties en courant jusque chez notre ami. Les premières bombes tombaient lorsque nous sommes arrivées à son abri. Beaucoup de voisins connus et inconnus étaient là, Monsieur A… faisant entrer chez lui tous les gens affolés qui passaient.

                               Pour la petite histoire, toutes les personnes qui se trouvaient dans l’abri où nous étions allées quelques jours avant, ont été tuées : une bombe est tombée sur cet abri…

                Ce bombardement a duré une heure, par vagues successives. Jamais, jamais  je n‘oublierai ce bruit infernal des avions, des bombes, des explosions… Tout le monde priait dans l‘abri… Et pourtant, il y avait sûrement parmi nous des non-croyants. Mais il faut avoir vécu cela pour comprendre. Depuis ce jour, je ne peux plus entendre une sirène, que ce soit pour des essais, à la télévision, dans un film ou reportage. Je revis cet instant épouvantable, j‘ai toujours ce bruit dans mes oreilles..

                Et tout à coup, plus de bruit au-dessus de nos têtes. Nous avons ouvert la porte de l’abri… Je n’ai jamais rien vu de tel et j’espère que personne ne le revera jamais… On ne savait même plus très bien si on était vivants ou déjà en enfer ! Oh ! la vue était dégagée. Les maisons ne nous gênaient pas, il n’y en avait pratiquement plus (sauf une ou deux). L’Eglise d’ATHIS-VAL, Notre-Dame de Lourdes, brûlait ; les incendies éclairaient ce paysage Dantesque. Inutile de chercher notre maison, elle n’était plus… Bien sûr, nous étions vivantes, mais dans quelles conditions ! Nous n’avions rien, que ce petit sas, souvenir de mon frère André « mort pour la France » à l’âge de 18 ans, le 9 Juin 1940 ; c’était une petite serviette de cours que mon Père lui avait achetée en 1939 lorsqu’il était au Lycée Charlemagne en Mathématiques Spéciales. Pour Maman surtout, tout s’effondrait : elle n’avait plus de fils, plus de mari, plus de maison, plus rien que moi… Nous n’avions même pas de linge de rechange… Pour moi, je ne voyais pas les choses de la même façon, j’avais 21 ans… la vie devant moi et je savourais l’idée d’être vivante ! Mais je comprenais la détresse de ma Mère.

                Nous n’avons pas pu aller sur l’emplacement de la maison par suite des explosions que l’on entendait un peu partout.


                Et ce fût l’après-bombardement :

                Après le passage des avions, Monsieur A… nous a demandé de quitter l’abri qui se fissurait et de rejoindre sa villa qui était restée debout, touchée mais pas détruite. Nous sommes donc tous partis dans le sous-sol et Madame A… a allumé un feu dans un poêle et est arrivée à préparer du thé que tout le monde a apprécié.

                               Nous avons  même ri : leur petite-fille, 5 ans, qui s’était endormie et ne s’était rendu compte de rien, s’est enfin réveillée et en petite fille bien élevée et habituée aux réceptions voyant les tasses, a jugé bon de dire « Merci Mamy, tu nous as fait passer un bon après-midi !!!

                C’est beau l’enfance…..Tout le monde a éclaté de rire, ça faisait du bien.

                De plus en plus d’explosions se faisaient entendre autour de la maison de mes amis et dans les environs. Monsieur A… est allé dans le jardin et est revenu en nous disant qu’il s’agissait de bombes à retardement et qu’il nous fallait partir au plus vite, mais en nous dirigeant vers le haut de Juvisy et d’Athis. Nous étions trop près de la gare de triage.

                Nous sommes donc partis par les jardins, en escaladant des murs hauts (je me demande toujours comment j’ai fait…). Nous avons traversé ce qu’on appelait Les Forges d’Athis et nous sommes arrivés dans le haut d’Athis (vers le haut de la côte d’Avaucourt). Là, j’ai rencontré mon patron, Mr. Baumann et des collègues qui essayaient de savoir ce que j’étais devenue. Soulagé de me voir en vie, mon patron m’a copieusement « incendiée » car je n’avais pas obéi aux ordres qui étaient : "en cas d’alerte grave, rejoindre immédiatement le commissariat" ! C’était un comble ! Sur le moment, j’ai trouvé ça tellement injuste que j’ai pleuré ! Et j’ai appris que deux collègues, le Secrétaire de Police et un Gardien que Mr.Baumann avaient envoyés vers chez nous à ma recherche, venaient de sauter sur une bombe à retardement. Le Secrétaire de Police avait été tué et le gardien grièvement blessé. Nous étions tous très tristes. Le Secrétaire de Police était un Alsacien qui, pour ne pas être Allemand, avait préféré tout abandonner  en Alsace et venir en France avec sa femme et ses deux petites filles… et seulement deux valises. Ce sont des choses qu’on n’oublie pas.

                La solidarité jouant à fond,  nous avons pu être logées d’abord dans un hôtel à ABLON, puis dans une villa à ABLON dont les propriétaires n’ont jamais voulu encaisser un centime de loyer… et ce jusqu’en  1946. Par contre, les services publics n’ont pas été à la hauteur ! Ça, c’est une autre histoire…

               D’autres bombardements ont eu lieu après celui-ci au cours duquel bon nombre de nos voisins avaient été tués… J’avais toujours très peur quand j’entendais les sirènes…

                  Dans ce bombardement d’Athis-Juvisy, il y eut d’innombrables dégâts  et des morts dont beaucoup par les bombes à retardement. Beaucoup de personnes ont été portées disparues car elles s’étaient réfugiées sur les bords de l’Orge et elles ont été ensevelies complètement par la vase comme par des sables mouvants.

                Nous n’avons rien retrouvé provenant de notre maison, ni objets, ni photos. Rien. A la place de cette grande maison, il y avait un immense trou… rempli d’eau. Tous mes souvenirs sont partis en une heure. Mais il y a tout de même eu un miracle : nous avons retrouvé absolument intact un paquet bien ficelé, pas déchiré du tout, dans lequel ma mère avait rangé les objets personnels de mon frère, pris sur lui après sa mort et qui avaient été rendus à mes Parents… (mon frère tué en juin 1940 comme je l’ai dit plus haut). Il lui restait donc quelque chose de son fils…

                                                                                      

Geneviève Cotty. Montpellier, le 16 mars 2007

Ce texte est sous référencement IDDN. Toute utilisation de celui-ci doit avoir été précédée d'une demande à l'auteur 

Ajout : article cité sur http://catholique-evry.cef.fr/Athis-Mons-Notre-Dame-de-la-Voie
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Publié par Daniel Dandylan - dans Ancien temps
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 11:38

Ce matin, je partais faire tranquillement mes courses quand je suis tombé, avenue du 18 Avril, sur des jeunes lycéens qui allaient manifester. Une dizaine selon la police, des centaines de milliers selon les manifestants. Ils défilaient au son du slogan : "un'seule -solution-la'manifes-tation !". Mais comme ils n'avaient pas de banderoles, je ne sais pas trop ce qu'ils revendiquaient. Peut-être était-ce une manifestation de joie ?

Derrière eux, la police suivait, débonnaire.


Quand je suis rentré des courses vers 11h, le 399 a été dévié par la rue de Juvisy. Une dame à l'arrêt de bus, m'a dit qu'il y avait eu un accident du coté de Pagnol ??? J'ai aussi vu passer trois voitures de pompiers qui allaient je ne sais où. Mais peut-être que cela n'avait rien à voir avec la manif ???

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Publié par Daniel Dandylan - dans Actualités
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 00:00

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18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 00:00

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Publié par Daniel Dandylan - dans Sentiers
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