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Balade dans Athis-Mons (91200), Juvisy sur Orge (91260) et Paray-Vieille-Poste (91550) FRANCE

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Le désert de Morangis

En surfant sur Delcampe du coté de Morangis, j'atterris en plein désert !! Je continue sur ma lancée et découvre plein de CPA sur ce lieu qui est dénommé villa puis Maison ou Institution Saint-Joseph avec la présence de Cèdres. Voilà qu'il y a aussi une chapelle, une grotte de la Vierge et même un théâtre !

 

Le site de la ville nous en dit plus :

Au début du XVIIe siècle, le «Désert» n'était qu'une maison bourgeoise de dimensions plus modestes, appartenant à l'homme de confiance du Seigneur du village.
En 1794, le propriétaire, un meunier, fut maire de la commune. La clôture du parc date de 1808- 1810.
En 1850, la propriété appelée depuis au moins un siècle le «Désert», est acquise par la Congrégation de Sainte-Marie de Lorette qui fusionnera en 1872 avec la Congrégation des Oblates de Saint-François de Sales encore présente aujourd'hui et dont le siège est à Troyes.
En 1891, grâce à l'aide de riches couturiers parisiens, a lieu la pose de la première pierre de la rénovation des bâtiments en vue de l'ouverture d'une école primaire élémentaire, ainsi que d'un pensionnat de jeunes filles, la plupart orphelines. Jusqu'à la construction des premières classes préfabriquées en 1962, le «Désert» accueillait de 40 à 50 internes et quelques jeunes filles et jeunes garçons (jusqu'à 7 ans) du village. En 1970, un contrat simple sera signé avec l'Etat. Quatre ans plus tard, l'école devient mixte.
Aujourd'hui, des locaux flambants neufs accueillent environ 300 élèves. Une tradition orale veut que les deux cèdres aient été rapportés du Liban par le botaniste Antoine de Jussieu et aient été plantés en même temps que ceux du jardin des plantes à Paris.
Site de Morangis

 

 

   

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 Sur Topic-topos, on l'appelle même la Maison du Désert (sic)

 

 

Sur Wipidédia, on parle d'un orphelinat :
En 1850, la congrégation de Notre-Dame-de-Lorette ouvrit une maison de retraite puis un orphelinat dans la maison du Désert. En 1868, le château Saint-Michel devint une pension puis en 1878 un orphelinat géré par la congrégation de Notre-Dame-des-Anges jusqu’en 1975. En 1875 fut construite la première mairie-école. En 1889, une école fut ouverte à la place de l’orphelinat du Désert. En 1894, l’ouverture de la ligne de tramway de l’Arpajonnais permis aux producteurs de la commune d’accéder facilement aux Halles de Paris.

 

On trouvera des avant-après sur le site Morangis Morphing :

http://morangismorphing.blogzoom.fr/r28469/Rue-du-Gen-Leclerc-Le-Desert-St-Joseph/

 

Et celui de l'orphelinat sur Scolasite :

 

MORANGIS ET LA MAISON DU DESERT : A l’ origine, le surintendant Fouquet y établit un rendez-vous de chasse, puis la propriété passa entre les mains de Sieur Guillaume Roger intendant de Jean-Jacques De Barillon, Seigneur de Morangis...
Au XVIIIème siècle on y planta de grands cèdres du Liban rapportés par les célèbres botanistes, les frères Jussieu... De siècle en siècle la propriété s'embellit.
Le marquis de Senevoy en devint propriétaire et peu après sa mort, la vente de l'ensemble fut décidée.
En 1845, l'Abbé Beaussier, Supérieur des Soeurs Augustines de Sainte Marie de Lorette, l'achète sur les conseils de son amie, considérée comme Sainte, la Mère Marie de Sales Chappuis.
Peu de temps après, vint la commune. L'Abbé Beaussier éprouvé par tous ces évènements, tomba gravement malade et, le 6 avril 1879, il s'en retourna à Dieu : la petite communauté de Lorette avait perdu son conseiller. Les Soeurs vivaient chichement du produit de la vente des fleurs artificielles qu'elles confectionnaient.
La Mère Marie de Sales Chappuis leur conseilla alors de faire appel au Père Brisson, aumônier de la Visitation de Troyes. Celui-ci venait de fonder, en 1866, la congrégation des soeurs Oblates de Saint François de Sales et bientôt après la congrégation des Pères Oblats de Saint François de Sales qui s'établirent peu après, à Morangis, au château situé à proximité de l’actuel Hôtel de ville.
Le 21 juin 1872, les Soeurs de Lorette s’unissent à la congrégation des Soeurs Oblates qui viennent d’être fondées par le Père Louis Brisson.
Suite à l’encyclique du pape Léon XIII sur la condition ouvrière, Monsieur et Madame Poussineau, conseillér par le Père Deshairs, Oblat de St François de Sales, se rendent « au Désert ». Enchanté de cette visite, le couple décide d’y élever une chapelle et une aile adjacente aux anciennes constructions. C’est ainsi que le jeudi 22 Octobre 1891 eurent lieu la bénédiction et la pose de la première pierre de l’Orphelinat Saint Joseph. Le 23 avril 1892, le Père Brisson avait la joie de bénir la nouvelle chapelle où 6 jeunes filles prenaient l’habit de novices.
Le 24 Septembre 1889, Marie Sophie Auger, Soeur Louise-Marie, déclarait officiellement en Mairie de Morangis l’ouverture de l’Ecole saint Joseph et le 4 Novembre, celle d’un internat pour filles.
Les jours s'écoulaient paisiblement lorsque survint une nouvelle tempête : la spoliation des biens des Congrégations religieuses et leur expulsion hors de France. Morangis fut très vite touché. Le 28 décembre 1901, un décret du président de la République plaçait sous séquestre les maisons des Oblates de Paris et Morangis pour les vendre aux enchères publiques.
Une nouvelle fois, c'est grâce à l'intervention de Monsieur Poussineau que la Maison du Désert fut sauvée : en effet, étant le principal investisseur, il était en droit de revendiquer l'acquisition de la propriété lors de sa mise aux enchères. Ce qu'il fit, et le 14 février 1903, la maison fut rendue aux Oblates.
Mais, pour pouvoir continuer leur oeuvre et éviter l'exil, les Soeurs durent quitter leur costume religieux et subir de nombreux interrogatoires suivis de perquisitions. Malgré cela, grâce au courage de toutes, l'oeuvre se poursuivit à Morangis et des jeunes filles de Paris vinrent même passer les vacances d'été dans le parc, profitant du calme et de la verdure.
Pendant la guerre 14-18, la maison se vida à nouveau pour être envahie par les fantassins, mais Soeur Angèle-Aimée (Mlle Aline Vaurs) directrice de l'école et trois autres Soeurs demeurèrent fidèles au poste, recueillant même de jeunes alsaciennes en exode. La maison resta intacte.
Malgré des bouleversements importants (persécutions religieuses, guerres de 1914-1918 et de 1939-1945), l’école Saint Joseph a tenu bon et a modifié quelque peu sa physionomie pour s’adapter au besoin des temps.
Le bâtiment d’origine devenant trop petit, des classes préfabriquées furent construites en 1961 ; puis l’ouverture de classes enfantines a encore obligé de nouvelles constructions en 1968 puis celles du cycle 3 en 1978.
L’école accueillant toujours plus d’enfants (plus ou moins trois cents) et surtout des demi-pensionnaires (une vingtaine de communes étant représentées) il fallut construire un bâtiment de restauration en 1995.
Et en février 2004, un nouveau projet de construction fut mis en oeuvre pour remplacer les classes « en préfabriqués » devenues vétustes.
En janvier 2005, de nouvelles classes maternelles entraient en fonction et en septembre 2005, tous les enfants étaient accueillis dans des classes neuves.
Samedi 5 novembre 2005 eurent lieu la bénédiction et l’inauguration des nouveaux locaux.
En 2008-2009, la réhabilitation du bâtiment d’origine « Maison du désert » complète l’embellissement de la propriété.
L’histoire de l’école continue à s’écrire chaque jour ; elle s’enracine dans le passé et depuis 1989 a dépassé ses 100 ans d’existence, pour se projeter vers l’avenir !...

 

Houlà ! Ce n'est plus un billet de blog que j'ai commencé, c'est un roman !!

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D
Ancienne élève interne de 1961/1965, à 60ans, je reste à jamais marquée par mes années vécues à l'Institution. J'y ais passé les meilleures années de ma vie ainsi que les meilleures vacances à Erquy en Bretagne où les soeurs louaient une ferme. Je n'ai jamais vraiment réussi à me sentir bien dans les écoles publiques fréquentée ensuite. Je me rappelle très bien de la Supérieure soeur Jeanne-Bernard, de la soeur Doyenne Marie-Marthe, soeur Pierre-Marie, soeur Marie-Pierre la surveillante dont j'avais peur car elle maintenait l'ordre, soeur Marie-Celine que nous taquinions toujours car elle était si jeune qu'on disait qu'elle était devenue soeur par mal d'amour ! soeur Marie-Thérèse qui avait la charge de la cuisine et de la cantine et qui nous concoctais des desserts délicieux dont des glaces! . Je me sauvais régulièrement dans le parc pour dénicher les nids d'oiseaux, courir en chemise de nuit sous l'orage ou faire une visite à la grotte de la vierge. Je n'ai pas oublié Rex le berger allemand et j'aimais Marie-Madeleine qui m'offrait des bâtons de réglisse. Ha oui la fameuse remise des prix dans le théatre et le spectacle de fin d'année que nous préparions tout au long de l'année. Combien j'y ais été heureuse et comme je voudrai revenir en arrière ! Quand je regarde ces photos des larmes m'envahissent ! Merci !
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M
Bonjour Dora, je vois que nous y étions à la même époque, nous nous connaissons sans doute puisque que vous citez les mêmes personnes que celles qui m'ont entourée. Erquy a été un lieu de vacances formidable pour moi ainsi que Le Crotoy. Soeur Marie-Pierre était la soeur la plus sévère. La messe c'était le vendredi matin et les promenades du jeudi dans les prés plein de fleurs me laissent une grande nostalgie. Rex m'a mordu le mollet un jour car je courrai avec lui. Qui étaient vos amies et dans quel dortoir étiez vous ?
D
Tellement de souvenirs me remontent encore à la mémoire ! La messe du mardi (ou jeudi ? ) dans la jolie chapelle de l'Institution ( çà me lassait) et la messe du dimanche à l'église de Morangis que les soeurs animaient par leurs chants. Je n'ai pas oublié les promenades du dimanche après-midi, en rang, deux par deux et pendant laquelle nous chantions. Je n'ai pas oublié non plus le dortoir dans lequel nos lits étaient alignés. Nous faisions notre toilette dans des bassines en émail sur des planches en bois. Une soeur dormait avec nous dans un angle du dortoir avec des rideaux blancs pour l'isoler..... sauf qu'avec la lumière on voyait ce qu'elle y faisait par transparence.... Et puis cette horrible cloche accrochée au pignon qui, quand une soeur l'actionnait avec une corde pour nous réveiller faisait trembler le mur.... Au réfectoire, nous devions rendre les grâces à Dieu pour la nourriture que nous prenions, avant et et après le repas.... nous devions nous lever ou nous asseoir uniquement aux claquements de mains d'une soeur. Dans la cour de récréation nous avions à notre disposition un grand tourniquet et nous avions également une salle de jeu. Quand il faisait froid les soeurs nous ouvrait le théatre qui était chauffé avec un poëlle. Nous aimions y faire griller notre pain au gouté malgré l'interdiction de la soeur surveillante Pierre-Marie. J'aimais me prélasser sous les immenses marronniers de la cour. Vraiment j' y ai été si heureuse pendant toutes ces années!
M
Ancienne élève de la pension Saint-Joseph, du temps où il y avait un magnifique parc, une Grotte à la Vierge, une prairie pleine de violettes, une Chapelle pleine de lilas (dans laquelle j'ai été baptisée et fait ma première communion) et un théatre, j'y ai passé les meilleures années de ma jeunesse comme pensionnaire, de 1960 à 1964. La soeur Supérieure Jeanne-Bernard, Soeur Pierre-Marie, Soeur Marie-Pierre, et Soeur Chantal, m'ont permis d'acquérir une solide éducation et de vraies valeurs. Le goût de la lecture, du chant sacré, du théatre, de la prière, de la promenade (le jeudi), de la couture, de l'orthographe, je le leur dois. C'était il y a bien longtemps, mais pas un jour ne passe sans que j'y pense. Rex, le berger allemand, la remise des prix sous le cèdre du Liban, la basse-cour dont s'occupait Marie-Madeleine.... Merci. <br /> Merci pour ces cartes postales, c'était exactement comme ça.
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Et merci à vous pour ces renseignements complémentaires !
B
<br /> Sujet passionnant ! Je passe souvent devant et je n'ai jamais eu l'idée d'en faire un billet :-) A l'occasion j'essaierai de visiter de site pour réaliser un passé/présent, avec l'accord des<br /> soeurs bien évidemement ...<br />
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F
<br /> C'est un "désert" (ou lieu de méditation probablement, ou de calme) très habité et avec une "sacrée" histoire...! Très intéressant, merci Dan.<br /> <br /> <br /> C'est effectivement un "over"-blog, très riche.<br /> <br /> <br /> FJ<br />
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