Balade dans Athis-Mons (91200), Juvisy sur Orge (91260) et Paray-Vieille-Poste (91550) FRANCE
Par Dandylan
Sous-smicards, en CDD, intérimaires, à temps partiel... Les précaires au revenu trop faible pour s’en sortir sont de plus en plus nombreux. Plongée dans la France des actifs qui galèrent.
Athis-Mons, le 1er décembre, 14 heures. A l’entrée du local du Secours populaire de cette commune de l’Essonne, la file d’attente s’allonge. Comme chaque jeudi, ils sont nombreux à venir chercher ici de quoi manger - fromage, conserves, yaourts, légumes, semoule, farine, viande surgelée... Croisés au hasard, ce jour-là : Nadine, aide-soignante à mi-temps ; Hamida, mariée à un vendeur d’électroménager ; Sandra, dont le contrat à durée déterminée de photographe se termine bientôt ; Sadiou, ouvrier dans une petite usine d’agroalimentaire ; Marie, femme de ménage quelques heures par semaine dans une PME ; Ahmed, carreleur ; Jeanne, vendeuse en boulangerie. La plupart hésitent à parler, refusent d’être pris en photo, demandent que l’on change leur prénom, partent vite. Trop honte que leur boulot ne leur permette même pas de nourrir leur famille, souvent nombreuse. Trop peur d’être reconnus par des proches ou des collègues qui ne savent rien de leurs difficultés.
La suite de l'article de Stéphanie Benz dans l'Expansion
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