Balade dans Athis-Mons (91200), Juvisy sur Orge (91260) et Paray-Vieille-Poste (91550) FRANCE
SOUVENIRS……..d’hiver !
Ça s’est passé à ATHIS.
Un soir de l’hiver 1944/1945. Cet hiver-là, comme les autres hivers de guerre d’ailleurs, était rude. Il avait neigé beaucoup pour la région parisienne ! Après salage intensif, les rues étaient praticables …en principe ! Je revenais en vélo du commissariat d’Athis évacué alors rue de la Voie Verte et je me rendais à ABLON sur les bords de Seine où j’habitais depuis le bombardement… Quel chemin ! Mais bon, j’étais jeune à défaut d’être trop sportive, et ça me faisait le plus grand bien tous ces kilomètres (paraît-il…moi, je veux bien !). J’avais quand même près de 8 km à faire …. Mais je me méfiais beaucoup du verglas n’étant pas acrobate du tout ! Ce soir-là, on n’y voyait pas trop, la guerre n’étant pas terminée, il ne fallait pas trop éclairer son chemin sauf par un petit phare qui éclairait surtout la roue du vélo ! Enfin, on faisait avec. La route semblait sèche…Ah ! Bon ? C’est ce que je croyais, mais, tout à coup, sans avoir rien vu venir, je me suis retrouvée assise dans le caniveau de droite de la Grande Rue à ATHIS, mon vélo étant couché dans le caniveau de gauche ! Nous étions séparés, moi beaucoup plus ridicule que le vélo qui s’en moquait éperdument !Je devais ça à une plaque de verglas qui ne s’était pas annoncée !
Un jeune couple qui essayait de tenir tant bien que mal sur le trottoir et qui avait pu profiter de toute la scène (!) s’approche de moi en me demandant si je m’étais fait mal. C’était gentil mais, seul mon orgueil en avait pris un coup ! Et je voyais bien que ces jeunes gens avaient terriblement envie de rire, il y a des petits soubresauts qui ne trompent pas . Ils avaient une lampe de poche et le jeune homme qui laissait sa fiancée une maison plus loin, me propose de m’aider et de pousser le vélo pour descendre la route sur ABLON…Je n’avais donc qu’à m’occuper de moi et de la lampe de poche qu’il m’avait demandé de tenir… Je commence la descente et…patatras, me voici à nouveau sur le postérieur…mais assise également sur la lampe que j’ai cassée ! Je ne savais plus où me mettre tant ma honte était- grande de me donner ainsi en spectacle ! Trop, c’est trop ! Je ne pensais même plus et je ne sais plus comment je suis arrivée chez moi ! Mais ce qui est sûr, c’est que j’avais la tête vide tant ma honte était grande et que j’aurais bien aimé pouvoir disparaître !
Cette petite histoire que je raconte en riant avait dû faire le tour d’ATHIS et ma réputation en avait certainement pris un coup !
ATHIS, cette petite ville tranquille, pouvait devenir dangereuse…mais si, mais si…c’était un soir d’hiver, il y a bien longtemps et moi, j’y pense encore ! Il faut dire que j’étais au centre du danger !
Geneviève Montpellier, le 3 janvier 2009
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