Balade dans Athis-Mons (91200), Juvisy sur Orge (91260) et Paray-Vieille-Poste (91550) FRANCE
Des souvenirs, c'est toujours subjectif et notre mémoire mélange les années mais peu importe ! Seventies, à la télé, c'est plutôt Guy Lux et le Palmarés des Chansons, Sheila et Johnny ? Ma soeur a un pick-up (un tourne-disques qui lit les 16 , les 45, les 33 et les 78 tours bien que je n'eusse jamais vu de 16 tours !?) puis un "mange-disques", crois-je me rappeler. Mais au lycée, mes copains me branchent plutôt sur les Beatles (qui sont déjà séparés) et les Rolling Stones ! C'est la grande époque du Creedence Clearwater Revival ou de Status Quo puis lors de mes études à Grenoble, ça plane plus pour moi avec le Pink Floyd, Supertramp et surtout Génésis. C'est l'époque des "boums" dans les garages et des "slows" sur Angie ou Lady Jane ainsi que les mémorables A Whiter Shade of Pale (Procol Harum) et Night in White Satin (Moody Blues). Il y a aussi la Lady d'Arbanville de Cat Stevens.
Mon matériel perfectionné à l'époque semble dérisoire aujourd'hui. Une radio FM achetée dans une boutique à la mode de la rue Sébastopol appelée... la FNAC, un magnétocassette Telefunken stéréo offert par mon père mais avec une seule sortie casque. Pour enregistrer les disques (les disques vinyl), il faut un cordon DYN 3 ou 5 broches. Je suis le pré-geek des seventies ! Ressoudant les fils du cordon (il y a parfois des incompatiblités entre magnétos).
Je deviens le pirate de la radio en écoutant Bernard Lenoir sur France Inter. Enregistrant tout ce qui bouge ! Accumulant les cassettes sans écouter les majors qui crient déjà au scandale et réclament des taxes sur les supports vierges. J'achète pourtant déjà plein de disques, me rencarde chez New Rose au quartier lat', achète Sounds pour me tenir au courant des charts anglo-saxons, écume les bacs de Gibert pour retrouver les noms des groupes et les titres des chansons (Ah ! La galère pour "d'ailleurs strits" alors totalement inconnu !...). Philippe Manoeuvre à L.A pour Rock'n'Folk me donne vingt ans d'avance sur mon époque ! A la télé, le "rock" pointe le bout du nez avec Blanc-Francard !
J'initie tous mes camarades aux dernières nouveautés en pop music, passe à la New Wave (aujourd'hui, on dirait du Rock Indépendant) avec The Cure, Joy Division et Simple Minds.
Mon père achéte alors une mini-chaîne. Le top du top avec tout en un. Plus besoin de fils pour enregistrer la radio ! Et je rêve du radiobicassette vu dans une autre boutique de la rue Sébastopol au prix prohibitif.
Pour faire mes "compils" je dois emprunter un autre magnéto. Je rêve aussi de faire ma propre radio (il faudra attendre le XXIème siècle pour que je puisse le faire !!) Mes copains me demandent d'enregistrer tout ce qui les intéresse. C'est pas du téléchargement mais ça y ressemble !
Depuis, j'ai bazardé à grand regrets mes 400 audiocassettes pour faire de la place dans la maison. Alors qu'il y avait des trésors comme un concert inédit de Bruce Springsteen ou surtout de Moon Martin avec une extraordinaire version de Bad Case of Lovin' You ! J'ai eu une conversion mystique à la musique classique en 1984 après avoir écouté la Pastorale de Beethoven sur une cassette à deux balles achetée au Stock Bazar de la Belle Etoile (Ouf ! Ainsi, j'ai échappé à la période Michaël Jackson !). Aujourd'hui, ce serait plutôt jazz féminin (Diana Krall, Madeleine Peyroux ou Stacey Kent). Le "33 tours" a disparu d'abord pour le son analogique du CD puis du son approximatif du MP3. Le geste de poser l'aiguille du tourne-disques sur la platine et de retourner le disque à chaque face n'existent plus. Les jeunes ne savent même plus ce qu'est une (audio)cassette ! On peut tout écouter sur Deezer !
1ère partie : Souvenirs musicaux 1940-1950
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