Balade dans Athis-Mons (91200), Juvisy sur Orge (91260) et Paray-Vieille-Poste (91550) FRANCE
Par Dandylan
On trouve l'histoire de l'aéroport sur le site de Port-Aviation.
Quelques morceaux choisis :
Le premier janvier 1918, le Ministère des Armées venant de réquisitionner onze hectares à la ferme à Filou, un hangar Bessonneau s'y installe et c'est le début du camp d'aviation d'Orly - Villeneuve.
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Mais les installations sont succinctes. En particulier, les pistes n'existent pas. Alors dans les années 30 on a recours… aux moutons !
"la bergerie se trouvait sur le périmètre du camp d'Orly. La tondeuse à gazon n'existait pas à l'époque, et l'herbe aurait gêné l'atterrissage des avions. Les pistes n'étaient pas faites. Les moutons jouaient un rôle indispensable. Ils venaient d'Afrique du Nord et étaient acheminés en train jusqu'à la gare d'Athis. Là, le berger les conduisait à pied jusqu'à Orly. Comme il fallait traverser des routes, le berger venait à l'école demander de l'aide et nous étions tout heureux de gagner quelques sous. On se tenait par la main, on barrait les routes tout au long du chemin pour permettre le passage des moutons"
(1935, un écolier d'Athis)
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Les travaux de la futur aérogare commencent en 1957. Un gros problème se pose alors : celui de la RN 7, ancien grand chemin de Paris à Lyon, qui préexiste depuis les romains et qu'il va falloir dévier! En fait, il est beaucoup plus économique et spectaculaire de la faire passer sous le bâtiment. Et c'est un tunnel de trois cents mètres reliant l'aérogare à Athis Mons qui est aménagé.
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L'aéroport a été inauguré le 24 février 1961 par le Général de Gaulle.
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Au premier étage, [le visiteur] termine sa flânerie par une visite de l'oratoire et de la salle de cinéma qui sera fermée en 1982. Avant d'atteindre le second étage, il s'arrête sur le pallier pour regarder les canards qui s'ébattent dans l'eau d'un petit bassin bordé de composition florales, et les vitrines de grands couturiers et de grands fourreurs garnies de précieux vêtements. Au second étage, en zone sous douane, il aperçoit le restaurant de transit et l'hôtel du même nom. Au troisième étage s'ouvre la grande restauration avec " Les trois soleils" décoré par JA Motte autour de la tapisserie de Jean Lurçat, un bar salon de thé " la Corbeille", le restaurant "Les horizons" et un snack rôtisserie "Le Tournebroche". Au quatrième étage il remarque un hôtel quatre étoiles "Air Hôtel", avant de gagner les terrasses et leurs brasseries où l'on passait vraiment " les dimanches à Orly". Ces dernières ont été fermées en 1975 après deux attentats et la grande restauration n'existe plus depuis les années 80. En effet, la clientèle s'est transformée et Orly Sud n'est pratiquement plus visité, alors que dans les années soixante il comptait plus de visiteur que la Tour Eiffel ! Orly a été un pôle touristique jusqu'à la fermeture des terrasses.
Quand j'étais gamin à la fin des années 60, j'allais en biclou à la salle de jeux de l'aéroport. Nous laissions les vélos sous l'aérogare sans antivol à l'époque ! L'accès aux terrasses étaient payantes alors nous profitions d'un instant d'inattention du surveillant pour filer vers les escaliers ! Les jeux d'alors ne cédaient en rien à ceux d'aujourd'hui, je me souviens particulièrement d'un jeu de basket qui nous prenait toutes nos petites économies. Avec des trous d'où la balle était éjectée vers le panier ! C'était aussi fort que la X-box !
En 1975, ma soeur s'était retrouvée coincée à l'aéroport lors d'un attentat sur une terrasse. Ouf ! Elle était revenue saine et sauve à la maison !
En 2007, les terrasses ont été ouvertes de nouveau depuis quelques années. Le point de vue sur Athis et la N7 est très chouette ! L'accès est libre.
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